Vous scrollez machinalement sur Facebook dès que vous avez une minute ? Vous vous êtes déjà dit que vous passiez « un peu trop de temps » dessus ? La Bergen Facebook Addiction Scale permet de savoir si votre usage est problématique… ou simplement routinier.
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Un test simple, rapide, mais révélateur
Pas besoin d’être psychologue pour constater qu’on a parfois du mal à lâcher son téléphone. Mais la Bergen Facebook Addiction Scale va plus loin : en 6 questions, elle mesure la fréquence de certains comportements révélateurs d’une addiction à Facebook.
Ce test, mis au point par des chercheurs norvégiens, s’appuie sur les critères classiques des troubles addictifs, mais adaptés à l’usage d’un réseau social. Il ne remplace pas un diagnostic médical, bien sûr, mais il offre un premier aperçu… Et parfois, il secoue un peu.
Comment ça marche ?
À chaque question, vous choisissez parmi cinq réponses allant de « Très rarement » à « Très souvent ». Selon vos réponses, vous obtiendrez un score entre 6 et 12.
- De 6 à 9 : votre usage ne semble pas problématique.
- De 10 à 12 : votre rapport à Facebook est potentiellement problématique. Le réseau commence à empiéter sur d’autres aspects de votre vie.
Les 6 questions du test (et ce qu’elles révèlent)
Voici les 6 affirmations de la Bergen Facebook Addiction Scale. Elles ciblent des comportements précis liés à la dépendance :
1. Vous passez beaucoup de temps à penser à Facebook ou à ce que vous allez y faire
Autrement dit : est-ce que Facebook continue de vous occuper l’esprit même quand vous êtes déconnecté ? Ce genre de pensée obsessionnelle est un signe classique d’addiction comportementale.
2. Vous avez envie d’utiliser toujours plus Facebook
Ce besoin croissant, cette « tolérance » qu’on retrouve aussi dans d’autres dépendances, peut faire basculer un usage normal vers quelque chose de compulsif.
3. Vous utilisez Facebook pour oublier vos problèmes personnels
On a tous besoin d’évasion. Mais si Facebook devient une béquille pour fuir ce qui ne va pas, il y a peut-être un déséquilibre à corriger ailleurs.
4. Vous avez déjà essayé de réduire votre utilisation… sans succès
Le vrai test, c’est celui-là : quand on essaie d’arrêter et qu’on n’y arrive pas. Si vous avez désinstallé l’application trois fois, mais que vous la réinstallez dès le lendemain… vous n’êtes pas seul·e, mais ça mérite réflexion.
5. Vous devenez agité ou anxieux si vous ne pouvez pas aller sur Facebook
Un réseau social qui déclenche du stress dès qu’on y accède plus ? Ce n’est pas anodin. Et ce n’est pas que dans les films ou chez les ados : beaucoup d’adultes ressentent un manque réel.
6. Facebook impacte négativement votre travail ou vos études
Un mail oublié, une deadline ratée, ou ce rapport que vous deviez terminer… mais vous avez passé une heure sur des vidéos de chat. Quand Facebook déborde sur votre vie pro, c’est peut-être le signal d’alarme.
Alors, votre score est de combien ?
Si vous avez répondu « Souvent » ou « Très souvent » à trois questions ou plus, vous êtes probablement dans la zone rouge, avec un score entre 10 et 12. Ça ne veut pas dire que vous êtes « accro » au sens médical du terme. Mais il serait peut-être temps de revoir la place que Facebook prend dans votre quotidien.
Et si votre score est entre 6 et 9, c’est plutôt rassurant. Mais ça ne veut pas dire non plus que tout va bien : certaines habitudes peuvent évoluer avec le temps. On peut très bien commencer par une utilisation anodine, puis glisser lentement vers quelque chose de plus envahissant.
Des pistes pour reprendre le contrôle
Si vous vous sentez un peu piégé·e par l’appli, voici quelques idées toutes simples pour réguler votre usage :
- Programmez une notification de temps d’écran après 30 minutes.
- Désinstallez l’appli le week-end (ou le soir).
- Remplacez ce moment de scroll par une autre habitude : marcher, lire, cuisiner…
- Coupez les notifications pour éviter le réflexe « je regarde juste deux secondes ».
Rien de tout ça n’est miraculeux, bien sûr. Mais souvent, c’est l’accumulation de petites décisions qui permet de rééquilibrer les choses.
Un petit test, un vrai déclic ?
Ce genre de questionnaire peut paraître anodin. Et pourtant, il peut devenir un vrai miroir. On réalise qu’on n’est pas si libre qu’on le croit face à ces applis pensées pour capter notre attention en permanence.
Et parfois, ce simple test suffit à enclencher une prise de conscience. Alors… prêt·e à faire le point avec vous-même ?



